jeu

03

sep

2009

La présidente du Jury 2008-2009 livre ses impressions...Et ses recommandations !

Dominique Carlotti, professeur d'Histoire-Géographie dans un lycée francilien, était Présidente du Jury du concours Les Plastiques en Débat de l'année dernière. Elle donne ses impressions sur la prestation des classes participantes en 2009 ... Et, au passage, livre quelques recommandations pour les candidats du nouveau concours.

LPED : Vous étiez membre du jury pour l'écrit et l'oral du concours 2009-2008. Quelle appréciation portez-vous sur l'ensemble des travaux et des interventions des candidats ?

 

S’agissant des épreuves écrites, les exposés de mes élèves lycéens dans les différentes disciplines que j'enseigne, notamment en Éducation Civique Juridique et Sociale, constituent, je crois, un bon élément de comparaison pour apprécier les dossiers réalisés lors du concours Les Plastiques en Débat. Sur cette base, donc, et sachant que mes élèves sont des lycéens et non des collégiens, je dois dire que l'ensemble des projets témoignaient d'une réflexion approfondie et d'une grande maturité d'esprit sur la question « des plastiques et de l’environnement ». La moitié des dossiers montraient, en plus de ces qualités, une très bonne maîtrise des technologies numériques.

 

L'autre fait à souligner, c'est le succès des classes issues de l'option Découverte Professionnelle, notamment les 3e de lycée professionnel. Elle montre que ce concours leur permet de réussir à l'écrit comme à l'oral et que cette compétition n'est pas réservée aux élèves qui se destinent à la voie générale. Elle permet vraiment à tous les collégiens de faire valoir leurs mérites.

LPED : S'agissant du Grand Débat, à Paris, quelles sont vos impressions ?

 

Sur l'oral, je serais plus nuancée. En fait, les prestations des porte-parole sont assez comparables à ce que j’observe dans mes classes. Quelques uns sont à l'aise mais beaucoup, même s'ils disposent de bons arguments, sont hésitants.

 

En effet, la prise de parole dans un débat argumenté est un exercice plus difficile que l'on croit. Surtout pour des adolescents qui sont plus émotifs parce qu’ils sont inquiets de l'image qu'ils donnent aux autres d'eux-mêmes.

 

De plus, notre enseignement, fortement axé sur l'écrit, a tendance à faire passer l'oral au second plan. Ce n'est pas un hasard, d'ailleurs, si beaucoup d'intervenants lors du Grand Débat ont lu le texte qu'ils avaient préparé pour l'occasion.

LPED : Quelles recommandations feriez-vous aux nouveaux candidats 2009-2010 au concours Les Plastiques en Débat ?

 

Miser sur l'esprit d'équipe, le collectif, pour la réalisation du dossier...  Mais aussi pour la sélection et la préparation des porte-parole.

 

Il faut, me semble-t-il que les participants ne se contentent pas de suivre les conseils et les recommandations des leurs enseignants mais que chacun d'eux fasse preuve d'initiative et de curiosité dans la recherche d'informations pour apporter des éléments à la réflexion collective.

 

Quant à la préparation du Grand Débat, le travail collectif ne doit pas s'arrêter après la sélection des porte-parole. Toute la classe, au contraire, doit continuer à les soutenir et les aider à être convaincants. Pour en faire de bons orateurs et pas seulement des "tchatcheurs".

Ou, à l'inverse, des "débatteurs", à l'aise avec leurs arguments, plutôt que de mauvais "lecteurs" d'un discours préparé à l'avance.