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27
aoû
2009
La finale du concours "Les Plastiques en Débat" s'est tenue lundi 15 juin 2009 à Paris, au Palais Brongniart.
La finale nationale a réuni une soixantaine de collégiens de 3ème qui ont débattu du Pour et du Contre de la contribution des plastiques à notre quotidien, tout en questionnant leur impact sur notre environnement. A l'issue de débats durant lesquels chacun des élèves présents a pu prendre la parole et exposer son point de vue, dix lauréats ont été désignés par le jury.
Parmi les départements à l'honneur cette année : le Lot et Garonne (3 représentants), l'Indre et Loire (2 représentants), la Moselle, le Calvados, le Puy de Dôme, l'Ille-et-Vilaine et l'Indre.
Une finale parisienne très animée
Sous la présidence de Mme Marie-Hélène Lopez Jolivet, Maire de Vernouillet (78) et Vice présidente de l'association des maires d'Ile de France, les débats se sont ouverts par une prise de parole de MM. Christian Marchand (représentant de la société Total Petrochemicals) et Jacky Bonnemains (Président de l'association Robin des Bois).
Le premier a développé des arguments en faveur des plastiques, tandis que le second a plaidé à charge. Les jeunes ont ensuite pris la parole pendant une première séance d'une 1/2 heure. Au total, les collégiens se sont exprimés au cours de 3 séances d'une 1/2 heure, séparée chacune par de nouvelles interventions de MM Marchand et Bonnemains. Ils ont été jugés sur 3 critères, que leur opinion soit favorable ou non aux plastiques et à leurs usages :
Parmi les principaux points débattus par les jeunes, on note les questions liées au recyclage des produits en fin de vie, au manque de civisme de nombre de nos compatriotes qui trient mal leurs déchets. Pire encore sont ceux qui les abandonnent dans la nature. Au final, les plastiques polluent toutes les mers du globe et font des ravages parmi la faune marine. On a ainsi entendu : "Le plastique est recyclable, mais c'est notre comportement qui n'est pas responsable" ou encore "La pollution visuelle devrait nous servir d'électrochoc".
Une préoccupation partagée : le gaspillage
Autre thème récurrent, l'épuisement annoncé des réserves de pétrole et donc de la matière première de fabrication des plastiques. Et partant, la surconsommation perçue de plastiques, notamment dans l'emballage. "Il faut arrêter de consommer des produits suremballés et adopter des emballages réutilisables, comme les nouveaux sacs que l'on trouve dans les supermarchés" ou encore "On peut acheter des produits en vrac et même venir avec ses propres boîtes pour repartir avec".
Dans la panoplie des mesures anti gaspi, on relève "Pourquoi ne pas conserver la base de la brosse à dents et ne changer que la partie brosse ? On économiserait
beaucoup de plastique".
Pour autant, la solution des bioplastiques n'a pas trouvé grâce aux yeux des jeunes orateurs : "Si on fabrique du plastique à partir de maïs ou de blé, on polluerait moins, mais est-ce vraiment
intelligent d'utiliser des ressources naturelles avec lesquelles on pourrait nourrir plus de gens";
Enfin, les jeunes orateurs reconnaissent quelques qualités aux plastiques, notamment dans le domaine de la santé, des nouvelles technologies auxquelles ils sont très attachés et même du design. "Le
plastique permet d'améliorer notre confort. Le design se tourne vers les sciences humaines pour que l'on se sente mieux. C'est bon pour le moral".
En conclusion, une dernière citation qui résume la tendance générale des échanges entre nos futurs citoyens: "On est une génération qui est née avec le plastique. On ne peut pas s'en passer, même si
parfois il est néfaste pour l'environnement. C'est à nous de faire attention à comment on utilise le plastique."